Ce que nous faisons

Fonds de prévention de la violence

Les faits sur la violence faite aux femmes

Télécharger en format PDF*

* Vous devez posséder le logiciel Adobe Acrobat. Pour télécharger gratuitement Adobe Acrobat Reader, cliquer ici.


La violence faite aux femmes est un problème grave au Canada

  • Cinquante et un pour cent des femmes au Canada ont été victimes d’au moins un acte de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de16 ans1.
  • À chaque minute de chaque journée, une femme ou un enfant subit une agression sexuelle au Canada2.
  • Une ou deux femmes sont tuées par un partenaire ou un ex-partenaire chaque semaine au Canada3.
  • Les causes de violence conjugale ont représenté la plus grande catégorie d’infractions avec violence donnant lieu à une condamnation dans les tribunaux pour adultes non spécialisés au Canada au cours de la période quinquennale entre 1997-1998 et 2001-2002. Plus de 90 % des accusés étaient des hommes4.
  • Trente-six pour cent des femmes victimes de violence conjugale et moins de 10 % des victimes d’agression sexuelle ont signalé ces crimes à la police en 20045.
  • Les sévices physiques et sexuels infligés aux femmes et aux filles coûtent à l’économie canadienne plus de 4 milliards de dollars par année (si l’on comptabilise le coût des services sociaux, de l’appareil de justice criminelle, des jours d’emploi perdus et des interventions en soins de santé)6.
  • La violence à l’égard des femmes sévit dans tous les groupes ethniques, raciaux, religieux, sociaux et économiques ainsi que dans tous les groupes d’âge. Toutefois, certaines femmes sont plus vulnérables et donc plus susceptibles d’être victimes de violence, soit les femmes atteintes d’un handicap et celles qui résident dans des régions géographiquement isolées, les jeunes et les femmes autochtones.

Les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être victimes des formes de violence les plus graves

  • Par rapport aux hommes, les femmes ont connu des taux plus élevés d’agressions sexuelles, de harcèlement criminel, d’agressions graves et d’homicides aux mains d’un conjoint7.
  • En 2004, deux fois plus de femmes que d’hommes ont été battues, et quatre fois plus ont été étranglées par leur partenaire8.
  • Les femmes représentaient la majorité (85 %) des presque 34 000 victimes de violence conjugale signalées en 2000, soit un total de 28 633 victimes9.
  • Les femmes sont trois fois plus susceptibles que les hommes de se faire blesser lors d’un incident de violence conjugale. Elles sont cinq fois plus susceptibles d’avoir besoin de soins médicaux10.
  • Les femmes victimes de violence conjugale sont cinq fois plus susceptibles de craindre pour leur vie. La violence ou la menace de violence est si grave que 38 % des femmes craignent pour leur vie comparativement à 7 % des hommes11.

La violence à l’endroit des femmes affecte les enfants

  • Chaque année au Canada, jusqu’à 360 000 enfants sont témoins d’actes de violence à la maison12.
  • Pour les enfants exposés à la violence, les conséquences peuvent comprendre un trauma émotionnel, la dépression, une blessure et une invalidité permanente ainsi que d’autres problèmes physiques, psychologiques et comportementaux qui peuvent continuer durant leur adolescence et leur vie adulte13.
  • 8 486 femmes et 36 840 enfants ont cherché un hébergement temporaire dans l’un des 473 refuges connus au Canada entre le 1er avril 2003 et le 31 mars 200414.

Pourquoi les femmes restent-elles dans des relations marquées par la violence ?

  • Le moment où une femme quitte une relation marquée par la violence est le moment où elle court le plus grand danger. Elle peut craindre pour sa sécurité et celle de ses enfants si elle s’en va.
  • Certaines victimes ne révèlent jamais à qui que ce soit qu’elles subissent de la violence : elles se sentent parfois honteuses ou embarrassées, ou craignent d’être stigmatisées par leur entourage.
  • Il peut lui promettre qu’il va changer ou menacer de se tuer si elle le quitte.
  • Il se peut qu’elle habite dans une région isolée ou qu’elle soit socialement isolée, et donc qu’elle ait un accès limité à l’information, aux ressources et aux services d’aide.
  • Il se peut qu’elle soit aux prises avec des barrières en matière de communication, de langue ou de culture.
  • Il se peut qu’elle soit économiquement dépendante de son conjoint et qu’elle craigne la pauvreté pour elle-même et ses enfants.
  • La violence émotionnelle a peut-être érodé sa confiance en elle.
  • Il se peut qu’elle croie que la violence est sa faute, parce que c’est ce que lui dit son conjoint. Elle accepte que quoi qu’elle fasse, elle ne peut gagner, ce qui lui donne le sentiment d’avoir perdu la maîtrise de sa vie. Il lui est peut-être plus facile de croire que c’est sa faute, et que si elle arrive à changer, lui aussi changera.
  • Il se peut qu’elle tienne par-dessus tout à garder sa famille réunie, ou qu’elle subisse des pressions en ce sens de la part des membres de sa famille.
  • Il se peut qu’elle hésite à rapporter les actes de violence à la police parce qu’elle a peur des représailles, qu’elle ne croit pas à l’efficacité d’une intervention de la justice ou qu’elle craint de perdre la garde de ses enfants.

Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence ne font pas qu’héberger

  • Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence font beaucoup plus que de procurer un refuge sûr et de la nourriture aux femmes et leurs enfants. Elles offrent aux femmes des conseils et du soutien pour les aider à rebâtir leur vie, des conseils juridiques et de l’aide pour trouver un logement abordable, et elles travaillent avec les enfants qui ont été témoins de la violence afin de favoriser leur guérison. Un grand nombre de maisons d’hébergement font aussi du travail de sensibilisation sur la violence dans leur collectivité.
  • Les coûts d’exploitation des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence au Canada s’élèvent à plus de 135 millions de dollars par année15.
  • Les maisons d’hébergement jouent un rôle crucial dans la lutte pour mettre fin à la violence faite aux femmes, mais elles ne constituent qu’une partie de la solution. Les interventions de soutien aux femmes comprennent un vaste éventail de services et de programmes qui contribuent à prévenir la violence (comme des programmes de formation pour les jeunes sur les relations saines) et qui aident les femmes ayant subi de la violence à rebâtir leur vie.

  1. Statistique Canada, Enquête sur la violence envers les femmes, Le Quotidien, 18 novembre 1993.
  2. Institut canadien de recherche sur les femmes, feuillet d’information produit par la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario, « Dispelling the Myths about Sexual Assault », Imprimeur de la Reine pour l’Ontario, 1998.
  3. M. Dauvergne, « L’homicide au Canada », Juristat 22(7), Ottawa, Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada, 2001.
  4. Statistique Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : tendances statistiques 2006.
  5. Ibid.
  6. L. Greaves, O. Hankivsky, J. Kingston-Riechters, Selected Estimates of the Costs of Violence Against Women, London, Ontario, Centre de recherche sur la violence faite aux femmes et aux enfants, 1995.
  7. Statistique Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : tendances statistiques 2006.
  8. Ibid.
  9. Statistique Canada, La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2002.
  10. Statistique Canada, La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2005.
  11. Statistique Canada, La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2000.
  12. Derrière des portes closes, l’effet de la violence familiale sur les enfants qui en sont témoins, rapport rédigé conjointement par l’Unicef, The Body Shop International et le Secrétaire général des Nations Unies. Ce rapport fait partie de l’étude du Secrétaire général des Nations Unies sur la violence contre les enfants, 2006.
  13. Statistique Canada, La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2000.
  14. Statistique Canada, La violence faite aux femmes au Canada... en chiffres.
  15. www.interimplace.com/statistics.htm
  16. Statistique Canada est utilisée avec la permission de Statistique Canada . Il est interdit aux utilisateurs de reproduire les données et de les rediffuser, telles quelles ou modifiées, à des fins commerciales sans le consentement de Statistique Canada . On peut se renseigner sur l'éventail des données de Statistique Canada en s'adressant aux bureaux régionaux de Statistique Canada , en se rendant sur le site Web de l'organisme à http://www.statcan.ca ou en composant sans frais le 1 800 263-1136.