Ontario
Subventions à la prévention de la violence
YWCA Peterborough Victoria & Haliburton
2008 : 27 430 $
Selon les estimations, 40 % des femmes handicapées ont subi une forme ou une autre de violence physique (Stimpson & Best, 1991). Dans le cadre de ce programme, jusqu’à 50 femmes vivant avec un handicap ou une différence physique auront la possibilité d’explorer la signification de la différence. À l’aide d’images, d’histoires et de numéros théâtraux, elles s’adresseront aux fournisseurs de services sociaux et de santé, aux médias et au public dans le but de changer la perception du public et, au bout du compte, de réduire leur vulnérabilité face à la violence.
Community MicroSkills Development Centre, Toronto
2008 : 28 000 $
Le Community Microskills Development Centre met présentement sur pied un programme de services liés à l’emploi qui permettra à des femmes qui ont quitté une relation marquée par la violence d’acquérir des compétences pratiques. Au cours de la première année de ce projet étalé sur trois ans, l’organisme aura recours à la recherche et à des consultations dans le but de mettre au point les meilleurs outils, mécanismes et approches visant à aider les femmes à atteindre l’autonomie financière. Ce programme aidera jusqu’à 150 femmes (surtout des immigrantes et des réfugiées) résidant dans quatre maisons d’hébergement de Toronto.
Kenora Sexual Assault Centre, Kenora
2008 : 25 000 $
Le Nokomis Art Healing Project procurera un lieu sûr et propice à la créativité à des jeunes femmes du peuple Anishinaabe, qui pourront parler de leurs expériences de violence sexiste et raciste et les explorer au moyen de l’art et de la discussion. Seize ateliers seront offerts sur une période de plus de quatre mois dans trois communautés du « Traité no 3 » ainsi qu’à Kenora. Les ateliers seront accompagnés d’une séance de groupe d’une journée de guérison par l’art et d’une exposition d’art communautaire.
Springtide Resources, Toronto
2008 : 22 675 $ (2007 : 23 000 $)
Dans le cadre de ce projet pilote, des ateliers seront offerts dans le but d’aider les agences de services sociaux (dans les villes de Chatham-Kent, de Belleville et d’Orillia) à mettre en œuvre les meilleures approches pour aider les femmes victimes de violence qui vivent avec un handicap. Les participantes pourront explorer des questions liées à l’hébergement et à l’accessibilité et suivront des séances de sensibilisation pour faire en sorte que toutes les femmes aient accès à leurs services.
Sexual Assault Support Services for Women of Stormont, Dundas, Glengarry and Akwesasne
2008 : 28 000 $
Ce programme vise à soutenir les jeunes lesbiennes des communautés rurales dans le développement de leur orientation et de leur identité sexuelles. Les activités de sensibilisation engloberont la pose d’affiches et la distribution de dépliants dans les écoles et les lieux de rencontres des jeunes lesbiennes, et des rencontres de groupe pour les jeunes filles âgées entre 12 et 18 ans. Pour renforcer les capacités de leadership des jeunes filles de la communauté, un programme de formation des formatrices sera offert pour préparer les participantes à diriger des groupes de soutien et à animer des ateliers pendant neuf semaines au centre ainsi qu’à leur école.
Sexual Assault/Rape Crisis Centre of Peel, Mississauga
2008 : 23 531 $
Cet organisme compte entreprendre deux importantes innovations dans ses services. Premièrement, l’équipe d’intervention d’urgence recevra une formation afin de mettre en œuvre une approche en plusieurs étapes en matière de counselling de groupe visant à aider les femmes qui ont vécu des traumatismes sexuels. La séquence des étapes a été établie en clinique de manière à correspondre aux étapes naturelles du processus de récupération post-traumatique. Dans le cadre d’un programme distinct mais relié, un groupe de thérapie psychosociale ouvert sera offert à des femmes incarcérées dans le but de créer un forum d’apprentissage sur les effets des traumatismes et de transmettre aux femmes un vaste éventail d’outils pour les aider dans leur cheminement vers le mieux-être.
Family Services à la famille Ottawa
2008 : 25 000 $
Ce projet consiste à travailler avec deux commissions scolaires afin d’intégrer des séances de formation sur les relations saines et la violence dans les fréquentations aux programmes de cours de la septième à la neuvième année. Les professeurs recevront une formation pour être en mesure d’animer les sessions dans le cadre des cours de santé et d’éducation physique, les jeunes animeront des activités de sensibilisation à l’école, et une conférence englobant les deux commissions scolaires réunira les dirigeantes et dirigeants étudiants pour leur permettre d’apprendre, de partager leurs connaissances et de planifier les activités pour l’année scolaire.
CHADWIC Home, Wawa
2008 : 25 000 $
Ce programme vise à procurer aux jeunes femmes et hommes autochtones une formation sur la violence contre les femmes. En partenariat avec la première nation Michipicoten, les participantes et participants prendront ensuite part à des projets de sensibilisation afin d’informer les membres de leur communauté sur la question et de les éduquer sur la façon d’accéder aux services de soutien.
Social Services Network, Mississauga
2008 : 25 000 $
Ce projet consistera à offrir à des jeunes d’origine sud-asiatique des ateliers tenant compte des spécificités culturelles et portant sur les relations saines. Douze des participantes et participants recevront ensuite une formation en tant que leaders bénévoles sur la prévention de la violence, pour être en mesure de sensibiliser et d’informer leurs pairs sur la question. Cette communauté a été choisie à la suite du crime d’honneur d’une jeune musulmane de 16 ans commis par son père, en décembre 2007.
North York Women’s Centre
2008 : 10 000 $
Le projet « More Than Just Girl Talk » vise à fournir aux jeunes immigrantes un espace sûr pour discuter de questions touchant la sécurité, les relations saines, les limites personnelles, l’estime de soi, la diversité et la discrimination. Le projet comporte deux sessions de dix semaines chacune offertes aux trimestres d’automne et de printemps dans des écoles secondaires de la banlieue nord-ouest de Toronto. Dans le cadre de chaque session, de 15 à 25 filles prendront part à de petits groupes de discussion, à des activités d’acquisition des compétences et artistiques, en plus d’écrire un journal de bord. À la deuxième session, les jeunes filles concevront des affiches sur le thème de la sécurité et des relations saines. Axé sur les besoins spécifiques des jeunes immigrantes, le contenu du programme abordera les problèmes auxquels ces jeunes femmes font face à leur arrivée, comme les barrières linguistiques, le racisme et l’isolement. L’une des écoles ciblées est CW Jefferies, mentionnée dans le rapport du Toronto District Schools Board sur la violence dans les écoles, en partie en raison d’une agression sexuelle perpétrée contre une jeune musulmane qui n’avait pas été rapportée aux autorités par l’administration scolaire.
New Starts for Women, Red Lake
2008 : 28 000 $ (2006 : 20 000 $)
New Starts offrira un stage à des jeunes femmes issues d’une communauté autochtone isolée. Les participantes recevront une formation qui leur permettra d’apporter un soutien aux femmes victimes de violence (une partie de la formation sera donnée dans une maison d’hébergement) et de défendre les droits et les intérêts des femmes de leur communauté. À la fin du programme, les participantes auront la possibilité de poursuivre leur formation ou de retourner au sein de leur communauté afin d’apporter un soutien aux femmes.
Chatham-Kent Women’s Centre
2008 : 25 500 $
HEART enseigne aux jeunes filles âgées entre 13 et 17 ans comment prévenir la violence dans les fréquentations en ayant recours à l’art, aux jeux de rôles en groupe, aux devoirs individuels, à la vidéo et à la discussion. Le programme de huit semaines couvre des sujets tels que les relations saines et malsaines, la communication et les limites personnelles, les stéréotypes sexuels dans les médias, l’image corporelle, l’intimidation, la sécurité sur Internet et l’estime de soi. Le Chatham-Kent Women’s Centre espère pouvoir élargir le programme dans le but d’inclure les adolescentes qui sont présentement dans l’impossibilité de participer au programme en raison de problèmes de transport ou de barrières culturelles.
Lanark County Interval House, Carleton Place
2008 : 28 000 $ (2006 : 18 875 $, 2007 : 23 000 $)
Ce programme vise à offrir neuf groupes de soutien pour les enfants et les jeunes âgés entre quatre et dix-huit ans. Chacun des groupes, conçus pour un groupe d’âge particulier, aidera les participantes et participants à surmonter le traumatisme qu’ils ont subi lorsqu’ils ont été témoins de violence à la maison. À l’aide de jeux de rôles, de vidéos, de discussions et d’autres formes d’expression créative, les enfants et les jeunes apprendront en quoi consistent la résolution de conflits, la communication saine et la sécurité personnelle. L’animatrice offrira aussi trois groupes de soutien pour les mères dont les enfants participent à un groupe. Les femmes pourront ainsi échanger de l’information et des ressources, reprendre confiance en leurs compétences parentales et en apprendre davantage sur certains sujets comme la garde légale des enfants et les questions d’accès aux enfants, la sécurité personnelle et l’impact que peut avoir chez les enfants le fait d’être témoin de violence.
YWCA of Toronto – December 6th Fund
2008 : 10 000 $ (2007 : 20 000 $)
Le fonds December 6th est un fonds de crédit renouvelable dont l’objectif est d’offrir des prêts sans intérêt aux femmes des grandes régions de Toronto et de Peel. Les prêts peuvent être utilisés pour payer le loyer, les comptes en souffrance, l’électricité, les meubles ou les frais de déménagement, et permettent aux femmes de surmonter certains des obstacles financiers qui les empêchent de quitter une relation où elles subissent de la violence. Le montant maximal des prêts est de 750 $, et les remboursements sont habituellement effectués à raison de sommes de 25 $ par mois. Le taux de remboursement est de 65 à 70 %. Le fonds December 6th a été nommé en l’honneur des 14 femmes tuées lors du massacre perpétré par Marc Lépine à l’École polytechnique de Montréal, en 1989.
Victim Services of Brant, Brantford
2008 : 10 000 $ (2007 : 20 000 $)
Établie en 2007 grâce à une subvention de la FCF, la Domestic Violence Rent Bank accorde des prêts sans intérêt dans le but d’aider les femmes ayant subi de la violence à s’établir de façon autonome dans un domicile bien à elles. En partenariat avec le Housing Resource Centre, qui fait partie de l’organisme Ontario Works Brant, des prêts pouvant aller jusqu’à 1 500 $ sont offerts pour aider les femmes à payer leur loyer, leur hypothèque, l’électricité et autres. Ce type de soutien n’est accordé que lorsque toutes les autres avenues en matière d’assistance sociale ont été épuisées. Le Housing Resource Centre fournit aussi de l’information sur les listes de services, les questions d’ordre juridique et les démarches de plaidoyer. Victim Services of Brant fournit aussi une aide pour toutes les démarches administratives connexes : aider les femmes à remplir des formulaires, émettre des chèques et assurer un suivi pour les remboursements.
United Way of London and Middlesex Community Loan Fund
2008 : 28 000 $
Le fonds United Way of London and Middlesex a établi un partenariat avec quatre organisations communautaires (deux maisons d’hébergement et deux groupes offrant des services à l’installation) afin de mettre sur pied le fonds d’emprunt New Beginnings. United Way fournira un soutien en nature en matière de financement, d’évaluation et de suivi, en plus d’assurer une intendance soutenue du fonds d’emprunt. Les prêts serviront à aider les femmes dans les démarches qu’elles entreprennent afin d’accroître leur sécurité et de rebâtir leur vie après avoir subi de la violence. Cela peut englober le financement de mécanismes de sécurité plus efficaces pour la maison, l’éducation et d’autres besoins. Chaque prêt est administré par le groupe partenaire individuel, sous la supervision d’un comité consultatif.
Muskoka/Parry Sound Coordinated Sexual Assault Services
2008 : 25 000 $
Les survivantes de violence qui vivent dans des régions rurales ont souvent un accès limité aux services en raison de problèmes comme l’insuffisance de transports en commun et de services de garde. Ce programme consiste à aller offrir une gamme de services aux femmes là où elles se trouvent. Ainsi, des thérapies de groupe et des sessions sans rendez-vous seront organisées dans quatre communautés rurales des environs de Muskoka et de Parry Sound. Des services de transport seront fournis sur demande, et des services de garde sur place offerts pour les rencontres sans rendez-vous.
Kawartha Sexual Assault Centre, Peterborough (2007) : 11 700 $
« Sexual Assault Survivor: Art Therapy Group » (Survivantes d’agressions sexuelles : groupe d’art thérapie) permet aux femmes ayant des déficiences développementales de comprendre et de dépasser les impacts émotionnels et psychologiques des violences subies dans le passé, en s’exprimant verbalement et par la création artistique. Les participantes apprennent aussi des stratégies leur permettant de faire face aux éventuels risques de violence. On compte jusqu’à six participantes dans chacune des six sessions de 12 semaines.
Victim Services of Brant, Brantford (2007) 20 000 $
« The Domestic Violence Rent Bank » (Banque de loyers pour femmes victimes violence conjugale) accorde des prêts sans intérêt dans le but d’aider les femmes ayant subi de la violence à s’établir de façon autonome dans un domicile. Des prêts pouvant aller jusqu’à 1 500 $ aident les femmes à assumer leurs coûts d’installation initiaux comme le versement des premier et dernier mois de loyer et de dépôts pour les services téléphonique et de chauffage, l’achat de meubles, le remplacement des serrures aux portes et aux fenêtres et l’installation d’un bon éclairage extérieur. La Rent Bank utilise les fonds provenant du remboursement des prêts pour procurer une aide financière à de nouvelles participantes.
Y’s WISH, Oshawa (2007) 12 600 $
« Girls Speak Out » (Les filles s’expriment) est un programme de prévention de la violence destiné aux jeunes filles et aux adolescentes âgées entre 9 et 16 ans. Les participantes explorent une variété de sujets comme l’intimidation, les relations saines et les troubles alimentaires, et partagent leurs expériences dans le cadre de discussions, de jeux et d’exercices d’écriture. Le programme a été conçu sur la base de consultations avec des jeunes filles et des femmes qui participent également à la gestion du programme.
Assaulted Women’s Helpline and OAITH (2007) 23 000 $
« Survivor Voices Step it Up » (Les voix des survivantes se font entendre) vise à donner une voix aux survivantes de violence dans le but de les aider à faire changer les politiques publiques par des initiatives communautaires et à préparer les décideurs et les législateurs à jouer un rôle plus efficace dans la lutte contre la violence faite aux femmes. Jusqu’à 150 survivantes participent à l’élaboration de stratégies visant à mettre fin à la violence exercée contre les femmes et à faire de la sensibilisation sur l’égalité entre les sexes.
Abrigo and Woman Abuse Council of Toronto (2007) 23 000 $
« Building Women's Voices in Social Change » (La voix des femmes dans le changement social) donne aux survivantes de violence une voix dans le but de mettre fin à la violence faite aux femmes et d’aider à accroître l’efficacité des réponses apportées par la communauté à ce problème. Les participantes prennent part directement au processus de prise de décision et travaillent avec d’autres organismes à la mise sur pied de comités de survivantes. Jusqu’à 85 femmes participent au programme, qui s’échelonne sur une période d’un an.
Mishkeegogamang First Nation Pashkokogan Healing Lodge (2007) 23 000 $
« Women and Children Retreat Project » (Projet de retraite pour femmes et enfants) est un programme en deux parties s’adressant aux femmes et aux enfants qui ont été victimes de violence. Dans le cadre d’une retraite de trois jours en plein air, le programme offre des services de counselling aux femmes et aux enfants ainsi que des services d’éducation sur la prévention et les façons de briser le cycle de la violence. Un programme de six semaines fondé sur le cercle de guérison comporte des séances de groupe hebdomadaires sur la prévention, le perfectionnement des compétences et la résolution de conflits. De plus, les participantes bénéficient de services d’orientation continus qui les aident à accéder aux autres services et organismes susceptibles de leur venir en aide. Seize femmes et enfants sont censés participer à ce programme.
Springtide Resources, Toronto (2007) 23 000 $
« Initiating Support for Female Victims of Human Trafficking in Ontario » (Soutien aux femmes victimes de trafic humain en Ontario) vise à mettre sur pied un réseau de femmes qui ont été victimes de trafic humain. Les activités comprennent l’élaboration d’une stratégie permettant de rejoindre d’autres victimes, la formulation de recommandations permettant de remédier aux lacunes dans les services et la prestation d’un soutien à d’autres femmes ayant vécu cette expérience. Les participantes font face à bien des obstacles, et l’anglais est souvent leur langue seconde. Cinquante femmes sont attendues dans le cadre de ce projet d’une durée d’un an.
Lanark County Interval House (LCIH), Carleton Place (2007) 23 000 $
« Support Groups for Mothers and Children » (Groupes de soutien pour femmes et enfants) aide les femmes et les enfants à rebâtir leur vie après avoir vécu de la violence. Six groupes de soutien pour enfants et jeunes de différents groupes d’âge ont été mis sur pied dans le but d’enseigner des techniques de résolution de conflit et l’établissement d’un plan en matière de sécurité et d’expliquer les faits touchant la violence. Les participant(e)s explorent également leurs sentiments au moyen de l’art, de jeux de rôles et de discussions.
Il existe aussi trois groupes de soutien pour les mères dont les enfants participent à un groupe. Les femmes peuvent ainsi partager de l’information et des ressources, reprendre confiance en leurs compétences parentales et en apprendre davantage sur certains sujets comme la garde légale des enfants et les questions d’accès aux enfants, la sécurité personnelle des enfants et l’autonomie. Les groupes ont lieu deux heures par semaine, pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 semaines. Soixante-dix participantes sont censées prendre part au programme au cours de l’année qui vient.
YWCA of Toronto December 6 Fund (2007) 20 000 $
Le fonds December 6 du YWCA procure des prêts et un soutien aux femmes et aux enfants qui sont victimes de violence. Les femmes peuvent recevoir un prêt maximal de 750 $ pour couvrir leurs frais de loyer et un montant maximal de 500 $ pour acquitter leurs frais de déménagement et verser les dépôts requis sur le service téléphonique. Ces prêts sans intérêt sont remboursés à raison de petits montants (habituellement 25 $ par mois), répartis sur une période de trois ans. Les femmes ont aussi accès à d’autres ressources et services de soutien offerts par le YWCA. Le fonds December 6 a récemment fusionné avec le YWCA de Toronto afin d’améliorer ses services et sa durabilité.
Maggie’s Resource Centre of North Hastings, Bancroft (2007) 20 000 $
« Young Women Thriving » (Jeunes femmes en pleine possession de leurs moyens) aide les filles et les jeunes femmes à acquérir une bonne confiance en elles en leur procurant des outils et en leur enseignant des techniques pour arriver à vivre sans violence. Les sujets abordés incluent l’oppression des femmes, les relations saines, les stéréotypes sexuels, la violence commise par des connaissances, l’activité physique et les aptitudes à la vie quotidienne. Les participantes sont consultées durant tout le processus, ce qui leur permet de bien s’approprier le programme. Jusqu’à 10 filles et jeunes femmes (âgées entre 12 et 18 ans) sont censées participer aux sessions hebdomadaires, et jusqu’à 30 aux rencontres mensuelles ouvertes.
Women’s Rural Resource Centre of Strathroy & Area (2007) 20 000 $
« Accessing Choices » (Avoir le choix) permet aux femmes d’obtenir un prêt sans intérêt et de quoi payer leurs frais de transport pour qu’elles soient mieux en mesure de rebâtir leur vie après avoir subi de la violence. Une fois leur demande approuvée, les femmes concluent une entente de remboursement établie en fonction de leurs besoins, assortie d’une période de grâce. Le fonds est autosuffisant, et jusqu’à 220 femmes peuvent y avoir recours.
Centre for Research & Education on Violence against Women and Children
(CREVAWC), London (2007) 22 880$
« Intersecting Sites of Violence in the Lives of Girls » (Carrefours de violence dans la vie des jeunes filles) est un projet de recherche en trois étapes dont l’objectif est d’améliorer l’existence des filles et des jeunes femmes. La subvention de la FCF sert à financer la troisième étape du projet : la création d’un site Web. Une fois mis sur pied, le site interactif servira à partager les résultats des recherches effectuées dans le cadre des deux premières étapes et de générer d’autres données de recherche en procurant aux jeunes filles un endroit où elles pourront partager leurs opinions et leurs expériences et exprimer leur créativité dans le cadre de babillards, de blogues supervisés et de groupes de discussion. Vingt-cinq jeunes filles âgées entre 16 et 21 ans prendront part au programme.
Sheatre, Southwestern Ontario (2007) 20 000 $
« Far From the Heart » (Loin du cœur) est un programme interactif de prévention de la violence dans les fréquentations qui fait appel au théâtre participatif, aux discussions avec animation, à la formation de formateurs et aux activités en classe afin d’éduquer les jeunes sur tout ce qui touche les relations sexuelles saines. Conçu et mis en œuvre en partenariat avec des groupes communautaires et des jeunes, le programme est offert dans les écoles secondaires et dans d’autres lieux fréquentés par les jeunes, en particulier en milieu rural. Plus de 2 000 jeunes sont attendus.
Metropolitan Action Committee on Violence (METRAC) (2007) 20 000 $
« The Missing G » (Le G manquant) est un programme mis en œuvre par des jeunes qui vise à donner à ceux-ci les moyens de s’adresser directement aux décideurs de la communauté sur la question de la violence exercée à l’endroit des jeunes filles. Les activités offertes comprennent l’élaboration de recommandations destinées aux autorités municipales, aux comités de coordination, aux écoles et aux services de police, aux réseaux de services communautaires et aux médias. Dans le cadre du programme, les jeunes femmes prennent part à divers processus de prise de décision en participant à des comités, des forums et des séances de coordination de projets. On s’attend à la participation de cent filles et jeunes femmes âgées entre 16 et 25 ans.
Atikokan Crisis Centre, Atikokan (2007) 7 495 $
« Young Women's Forum » (Forum pour jeunes femmes) offre des sessions de groupe hebdomadaires à sept jeunes filles âgées entre 12 et 18 ans dans le but de promouvoir leur estime de soi, d’encourager leur croissance émotionnelle et de leur fournir de l’information exacte sur des questions intéressant particulièrement les femmes. Des conférencières invitées, des discussions et des séances d’artisanat sont au programme. Les participantes pourront être aiguillées vers des services de counselling si elles en font la demande. Ce sont elles qui établissent les règles du groupe, et elles sont encouragées à choisir les sujets abordés dans le cadre des discussions.
Planned Parenthood Society of Hamilton : 14 936 $ (2006)
Le projet pilote « Me First » a pour but d’offrir aux jeunes filles détenues des outils qui leur permettront de faire de bons choix dans la vie. Le programme met l’accent sur l’acquisition de compétences en matière de leadership, l’adoption d’un mode de vie sain et les relations positives. Au moment de leur libération, les jeunes filles pourront s’intégrer au Planned Parenthood Peer Leadership Program.
New Starts for Women, Red Lake : 20 000 $ (2006)
Cette subvention au programme « New Starts » vise à enseigner aux femmes qui ont séjourné en maison d’hébergement comment aider leurs enfants à guérir du traumatisme causé par le fait d’avoir été témoins d’actes de violence conjugale. New Starts offre aussi un groupe de soutien pour les enfants.
Anne Johnston Health Station, Toronto : 22 000 $ (2006)
Ce programme comporte un groupe de soutien pour les femmes handicapées ayant été victimes de violence. À partir d’exercices structurés et dans le cadre de sessions avec animatrice, les femmes prennent part à des discussions sur la violence dont elles ont été victimes, les impacts de leur incapacité et leur cheminement vers la guérison. Anne Johnston Health Station offre aussi des ateliers aux organismes qui s’adressent aux survivantes de violence atteintes d’incapacités.
Central Neighbourhood House, Toronto : 20 000 $ (2006)
Cette subvention aidera la Central Neighbourhood House à appuyer DWAVE (Deaf Women Against Violence Everywhere) grâce à la mise en œuvre d’un programme informatique permettant aux femmes atteintes d’une déficience auditive de raconter leur histoire. En plus d’acquérir des compétences technologiques, les participantes auront l’occasion d’explorer la violence qu’elles ont subie dans leurs relations intimes ou au sein de la communauté. De plus, DWAVE utilisera les récits comme outil d’enseignement dans le cadre de l’animation d’un atelier sur la violence à l’endroit des jeunes filles et des femmes malentendantes.
Women’s Place Kenora : 10,000 $ (2005, 2006)
« Young Women & Real Power » est l’occasion, pour les jeunes filles (autochtones ou métisses pour la plupart), de s’investir dans la communauté, de devenir des dirigeantes ou des organisatrices communautaires et d’apprendre à mieux faire entendre leur voix. Les principaux thèmes abordés dans les programmes sont la réduction de l’isolement et l’amélioration de l’accès aux services et aux expériences d’apprentissage positives, le renforcement de la solidarité entre jeunes femmes, le perfectionnement des compétences, des intérêts et des talents et les questions liées au pouvoir et à l’égalité. Les jeunes filles sont encouragées à prendre des mesures positives afin d’améliorer leur situation et celle des autres.
The Arab Community Centre of Toronto : 22 400 $ (2006)
Ce programme a pour but d’aider des femmes victimes de violence au moyen de groupes de soutien, d’ateliers sur les finances et le budget et d’un système d’aiguillage qui met les participantes en contact avec des organismes communautaires qui les aideront à rebâtir leur vie. Les participantes s’inscrivent pour une année complète, ou jusqu’à ce que le personnel estime qu’elles sont sur la voie de l’indépendance et de la sécurité.
Lanark County Interval House, Carleton Place : 18 875 $ (2006)
Conçu pour les femmes vivant en milieu rural, ce programme comprend quatre séries de cinq séminaires qui sont offerts en rotation dans toute la région. Les séminaires portent sur des questions d’ordre financier, juridique, social et personnel et s’adressent aux femmes ayant été victimes de violence.
Community Living, Essex County : 18 800 $ (2005)
Ce programme, conçu pour les femmes et les jeunes filles atteintes de déficience intellectuelle, apprend aux participantes à établir leurs limites personnelles, à acquérir de l’estime de soi, à établir des relations saines et à reconnaître les signes de violence. Un petit groupe de travail composé de professionnelles du milieu communautaire et de femmes atteintes d’une déficience intellectuelle sera également mis sur pied. Ce groupe créera et coordonnera des ateliers et mettra au point du matériel pédagogique, notamment une bande vidéo sur la prévention de la violence.
Afghan Women’s Counselling and Integration Community Support Organization, Toronto : 19 240 $ (2005)
Ce programme vise à répondre aux besoins immédiats des femmes afghanes qui ont été victimes de violence et qui n’ont pas accès aux services adéquats. En bénéficiant de ce service confidentiel et adapté à leurs spécificités culturelles, les femmes se sentent soutenues et peuvent accéder à des ressources qui leur permettront de faire face à leur situation. Le projet comporte trois volets : un service d’aiguillage actif, des conférencières invitées et de la documentation traduite. De plus, le personnel de l’établissement recevra une formation professionnelle sur la violence familiale, ce qui lui permettra de servir sa clientèle de manière plus holistique. La documentation pertinente sera élaborée puis traduite dans les langues appropriées, tant pour le personnel que pour les membres de la communauté afghane.
Immigrant Women’s Centre, Ottawa : 13 000 $ (2005)
Ce programme offre des groupes de soutien dans quatre langues à des femmes qui ont subi de la violence conjugale. Les participantes acquièrent les connaissances, les compétences et les outils qui leur permettront de reprendre confiance en elles, de réduire leur isolement et de devenir financièrement autonomes. Les sujets abordés dans les groupes vont des pratiques culturelles à la confiance, en passant par l’affirmation et l’estime de soi.
Elizabeth Fry Society of Ottawa : 20 000 $ (2005)
Le programme « Hooked Up Youth » apporte un soutien aux jeunes femmes qui sont à risque d’être attirées par l’industrie du sexe. Un groupe de jeunes reçoivent une formation sur la réduction des dommages et le mentorat efficace auprès des pairs. Le personnel qui fait équipe avec les jeunes mentors effectue du travail d’approche et offre des séances d’information et d’éducation, une ligne d’écoute téléphonique en dehors des heures de travail et des services d’éducation du public afin de réduire l’impact de la violence.
Council of Agencies Serving South Asians (CASSA), Toronto : 20 000 $ (2005)
Le but de ce programme échelonné sur trois ans est d’offrir un service coordonné d’intervention en matière de violence conjugale au sein de la communauté d’Asie du Sud. Pour la première année, l’objectif était de mettre en place, avec des organismes partenaires, un modèle de service coordonné qui serait holistique, cohérent et exhaustif sur le plan culturel afin de répondre aux besoins des femmes qui sont victimes de violence à la maison et des enfants qui en sont victimes ou témoins. La subvention de la FCF ira aux activités de la deuxième année du projet, qui consisteront à officialiser les rapports entre les organismes de services de la coalition. Les principales activités de la deuxième année comprendront la mise en œuvre du modèle adopté par les partenaires, la documentation du processus ainsi que la formation et l’évaluation sur une base continue. Le principal objectif de la troisième année sera la mise en œuvre continue et le perfectionnement des services. La troisième année verra la production d’un guide des services, qui fera l’objet d’une discussion dans le cadre d’une conférence qui aura lieu à la fin du projet.
Nimkii Naabkawagan Family Crisis Shelter, Sault Ste Marie : 21 500 $ (2005)
Ce programme a pour but de mettre en œuvre des services de prévention de la violence adaptés aux spécificités culturelles des femmes et des jeunes filles (à partir de onze ans) de la bande indienne de Batchewana. Il s’agit d’un programme hebdomadaire qui sera offert dans les trois réserves où sont répartis les membres de la Première nation de Batchewana. Les participantes apprennent à établir des relations saines et égalitaires, à prévenir la violence dans les fréquentations et à respecter la diversité. Le programme comprend un atelier sur la communication afin d’aider les jeunes à acquérir des compétences en résolution de problèmes et de conflits, à prévenir la violence dans les fréquentations et à encourager l’établissement de relations saines. De plus, des activités récréatives comme des soirées pour les jeunes, de l’art, des sports et de la culture sont prévues pour offrir des solutions de rechange aux habitudes de vie contre-productives et encourager la participation des familles.
Sexual Assault Centre for Quinte & District, Belleville : 3 550 $ (2005)
Ce programme vise à offrir aux femmes à faible revenu aux prises avec une maladie mentale ou un diagnostic mixte, en milieu rural et urbain, la possibilité de guérir des effets de la violence dans un contexte de groupe et entourées de leurs pairs. Les séances porteront sur la violence, les stratégies d’adaptation, les relations saines, la prévention, l’éducation et l’accès à la communauté.
YWCA Canada, Toronto : 10 000 $ (2005)
L’objectif de ce programme est de rejoindre les jeunes filles de dix communautés au Canada au moyen d’ateliers coanimés par une jeune et une animatrice expérimentée. Les sujets abordés englobent les relations saines, l’image corporelle, les actes autodestructeurs et la dépression.
Luke’s Place Support & Resource Centre, Oshawa : 13 325 $ (2005)
Le Family Law Networking (FLN) Group est un groupe fermé qui se rencontre pendant dix sessions et s’adresse aux femmes qui ont quitté ou sont en voie de quitter une relation violente et qui ont des problèmes juridiques liés à la garde des enfants et à l’accès à ceux-ci. Le programme a pour objectif de fournir aux femmes de l’information touchant le fonctionnement du tribunal de la famille, les ressources communautaires et le logement, les enjeux entourant la violence et la planification de la sécurité. Le financement additionnel pour l’accès servira à offrir des services aux femmes aux prises avec des difficultés multiples, notamment celles qui ont besoin de services d’interprétation, celles qui résident en milieu rural et celles qui ne peuvent accéder à l’endroit où se déroulent les rencontres en raison d’une incapacité ou de l’inaccessibilité des lieux.
Kawartha Sexual Assault Centre, Peterborough : 5 650 $ (2004)
Ce programme offre un groupe de thérapie par l’art destiné aux femmes atteintes de déficiences développementales qui ont été victimes de violence et ont de la difficulté à exprimer verbalement leurs pensées et leurs expériences. Le groupe les aide à exprimer et à extérioriser ce qu’elles ont vécu ainsi qu’à obtenir du soutien dans le cadre d’une démarche de guérison.
Timmins & Area Women in Crisis, Timmins : 18 500 $ (2004)
Ce programme de sensibilisation vise à fournir aux adolescentes des services d’éducation ainsi qu’à les aider à acquérir diverses compétences et des aptitudes au leadership. Choisies à l'unanimité par toutes les participantes, les principales activités comprennent six éléments : les mythes touchant les agressions sexuelles ; le harcèlement sexuel ; le code romantique, les médias ; la pression des pairs, la roue du pouvoir et du contrôle ; l'estime de soi, l'affirmation de soi, la communication ; le viol par une connaissance, les relations saines par rapport aux relations malsaines.
Guelph-Wellington Women in Crisis with Center for Families : 12 000 $ (2004)
Les femmes âgées qui vivent en milieu rural sont souvent aux prises avec des obstacles multiples qui les rendent vulnérables à la violence. Ce projet vise à aider les femmes âgées qui risquent d’être victimes de violence à reprendre leur vie en main. Animé par des pairs, ce programme émanant de la communauté est conçu pour aider les participantes à devenir plus fortes et plus autonomes en abordant des sujets choisis par le groupe. Chaque rencontre prévoit un volet « formation de la formatrice » qui permet à une ou deux participantes de s’entraîner à l’animation du groupe. Les objectifs du projet sont de renseigner les participantes sur les services sociaux et communautaires accessibles, d’améliorer leurs techniques d’affirmation de soi et de résolution de problèmes, ainsi que de leur instiller un plus grand sentiment de maîtrise sur leur santé et leur bien-être psychologique.
The December 6th Fund, Toronto : 25 000 $ (2004)
Il s’agit d’un programme de prêts unique et innovateur qui aide les femmes à entreprendre une nouvelle vie, exempte de toute violence, en éliminant les obstacles d’ordre financier. Le fonds les aide à faire la transition d’une situation de dépendance vers l’indépendance en leur fournissant des prêts sans intérêt. Ces prêts peuvent être utilisés pour acquitter le dépôt pour le loyer, le service téléphonique ou le chauffage, payer les frais de déménagement ou pour toute autre dépense approuvée. Les femmes doivent faire de petits paiements sans intérêt pour rembourser le prêt, et l’argent qui revient ainsi dans la cagnotte sert ensuite à aider d’autres femmes dans le besoin. Le fonds assure un contrôle et une supervision du remboursement des prêts. L’âge moyen des femmes qui ont recours au fonds se situe entre 30 et 39 ans.
METRAC/EWA, Toronto : 28 000 $ (2004)
Ce programme s’échelonnant sur 15 mois est une initiative conjointe entre METRAC (Metropolitan Action Committee on Violence Against Women and Children) et Education Wife Assault. Il a pour but de mettre en place un certain nombre de ressources comme des animatrices et animateurs auprès des jeunes, des modèles d’ateliers et de la documentation visant à promouvoir l’importance de la prévention de la violence à l’endroit des femmes. Vingt jeunes femmes et hommes seront recrutés pour participer à des groupes de discussion. Ils recevront ensuite une formation pour pouvoir animer des ateliers constitués de leurs pairs et faire des interventions dans les medias visant à éduquer diverses communautés de la grande région de Toronto – les communautés arabe et coréenne en particulier – sur la question de la violence faite aux femmes. En tout, 400 femmes et 100 hommes, jeunes et adultes, vont participer aux groupes de discussion et aux ateliers dans la grande région de Toronto à titre de consultants auprès des jeunes, de partenaires communautaires et de participants aux sessions de formation et aux ateliers.
Kenora Sexual Assault Centre, Kenora : 23 000 $ (2004)
Les femmes autochtones de Keewaywin vivent dans une communauté nordique très isolée, accessible seulement par avion. Ces femmes font face à de multiples difficultés : 84 % d’entre elles sont victimes de violence conjugale, et elles risquent à 80 % d’être victimes de violence sexuelle avant l’âge de 18 ans. L’objectif de ce projet s’échelonnant sur six mois est de faciliter l’élaboration d’un modèle d’auto-assistance et de formation permettant aux femmes de se prendre en main et de guérir et, en retour, de servir de ressources auprès de leurs concitoyennes. Environ 15 femmes de la communauté vont travailler avec les animatrices à l’élaboration d’un modèle adapté à leur culture et à la géographie. Plusieurs sujets seront abordés, dont la violence sexuelle et la culture, les mécanismes d’adaptation, la honte, le blâme, la culpabilité, les différences et les solutions de rechange, la gestion de la colère, la sexualité et les relations saines. Le Centre agira à titre de partenaire-ressource dans ce réseau et enverra une animatrice dans la communauté deux fois par mois pendant deux jours, et ce, pendant une période de six mois.